Ishtar

C'est le nom d'une déesse chez les Assyriens et les Babyloniens. Les Sumériens l'appelaient Inanna. Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Etrurie et Vénus à Rome. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type (extrait de la définition de Wikipedia).

Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 17:07

 

 

 

 

C'est une adaptation du roman du même nom de Pascal Brückner.

A propos de l'auteur du livre, les médias se plaisent à le montrer comme un de ces intellectuels issus de la révolte de mai 68. Guy Hocquenghem, dans Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, l'inclut dans la liste de faux rebelles qui soient ont retourné leur veste après 68 soit ne cherchaient qu'à faire carrière à travers cette révolte et ce mouvement. Ses positions actuelles sont néo-conservatrices et il est avec quelques autres (Glucksman, Finkelkraut, Kouchner...) une sorte d'incarnation de l'arrogance et de la duplicité du modèle capitaliste occidental.

J'en reviens au film de Polanski, car c'est lui qui m'intéresse.

 

L'intrigue commence pendant une croisière vers l'Inde. Le couple de Britanniques Nigel (Hugh Grant) et Fiona (Kristin Scott Thomas) fait la connaissance d'un autre couple, Oscar (Peter Coyote), un américain en fauteuil roulant, et sa femme Mimi (Emmanuelle Seigner), dont la sensualité trouble Nigel. Oscar aborde Nigel d'une manière directe et impudique en lui parlant de sa femme. Il a senti que l'Anglais la trouve bien. Il entreprend de lui raconter leur histoire, soir après soir, se délectant du trouble de Nigel et se livrant à un plaisir exhibitionniste. Parfois, quand Nigel sort de la cabine d'Oscar, Mimi attend derrière la porte. Elle laisse entendre à l'Anglais, excité comme un jeune taureau et pétri de bonnes manières, qu'elle couchera avec lui quand il aura écouté l'histoire jusqu'au bout. Nigel écoute donc bien sagement.

 

J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une histoire de couples ouverts, d'une histoire d'amour non exclusive, de bourgeois utilisant leur fortune à se donner l'illusion d'être anti-bourgeois dans leur libertinage ou d'ex-soixante-huitards reconvertis aux partouzes yippies ou bobos. La présence de Peter Coyote m'a fait penser à la dernière hypothèse : c'est un ancien pilier de la Mime Troupe et des Diggers de San Francisco, grandes figures de la contre-culture américaine des années 60 et de l'histoire des mouvements d'émancipation.

Il est néanmoins peu question d'amour dans le film, du moins au moment où Oscar et Nigel se rencontrent. Oscar raconte comment il a commencé à aimer Mimi puis à s'est lassé d'elle. Comme elle l'a supplié de ne pas la laisser il s'est adonné à un jeu sadique, l'utilisant comme boniche et lui faisant jour après jour les pires des crasses. Vient le moment où elle se venge et Oscar se retrouve en fauteuil roulant, paralysé des jambes. Dès lors c'est elle qui tient les rênes et qui martyrise son ancien bourreau.

 

J'ai pu lire sur le net que la relation Mimi-Oscar serait une relation sado-masochiste. C'est faux. A proprement parler les relations qu'on appelle « sado-masochistes » (une des branches de la sexualité BDSM) sont contractuelles et reposent sur le consentement des intéressés.

Dans le film l'un a pris le pouvoir sur l'autre, en use et abuse et n'a pas demandé à l'autre son avis ! Oscar profite de la dépendance affective de Mimi, puis Mimi de la dépendance matérielle d'Oscar. Il n'y a que manipulation et violence.

De plus personne ici n'a exprimé de désir masochiste. Il n'y a que des sadiques. Deux scènes seulement montrent des pratiques BDSM : celle où Mimi a attaché Oscar sur une chaise et découpent ses vêtements avec un rasoir et celle où, armée d'un fouet, elle le poursuit déguisé en cochon ! Les pratiques sexuelles sado-masochistes et BDSM sont des pratiques entre adultes consentants pour prendre du plaisir. Dans « Lunes de fiel » il n'y a pas de respect de l'autre, juste la jouissance de le tenir en son pouvoir ou de se venger des humiliations qu'il nous a fait subir.

C'est un film sur la perversité, au sens où le pervers est quelqu'un qui force quelqu'un d'autre à se soumettre à son fantasme, son scénario, sa volonté. Le contraire de ma définition du sado-masochisme.

 

Le mélange des personnalités d'Oscar et Mimi sont les ingrédients d'un cocktail Molotov relationnel... Ce que je trouve passionnant dans le film, c'est l'ambiguité et la duplicité. Le personnage joué par la fascinante Emmanuelle Seigner est dès le début menaçant. Du moins la combinaison entre ce qu'elle montre d'elle et de ce qu'on sait d'Oscar. Celui-ci dit qu'elle a des émotions d'enfant et un désir d'adulte (ou quelque chose qui s'y rapproche). Lui se montre plus axé sur le mental, l'intellect et il macho et dominant. Elle a quelque chose de pur et innocent dans le regard et après la scène BDSM avec le rasoir je l'imaginais capable du meilleur comme du pire, de quelque chose sans demi-mesure.

 

Qui joue le chat, qui joue la souris ?

Au départ Oscar et Mimi jouent à mettre en scène le pouvoir dans la première phase de leur relation, puis Oscar domine totalement et devient le sadique. Après l'accident d'Oscar c'est Mimi qui devient la sadique. Sur le bateau Oscar reprend un rôle de sadique en prenant du pouvoir sur Nigel, lui racontant son histoire et se délectant du désir frustré qu'il éveille. Il laisse entendre que c'est lui qui mène. Mais c'est au fond toujours Mimi qui tient les rênes et on peut supposer à mesure que les cartes se dévoilent et qu'Oscar avance dans son récit qu'elle laisse volontairement Oscar s'amuser avec Nigel, soit animée par cette charité qui traverse parfois les maîtres, soit qu'elle ait déjà prévu une nouvelle vengeance et un nouveau coup de théâtre. Elle guette, surveille, c'est toujours elle qui a le contrôle. Peu avant la fin elle montre aux deux hommes qui est le maître...

Par Sacha N. - Publié dans : Films
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 22:28

L'exécution

Par Sacha N. - Publié dans : Actions
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 02:49

Sado-Masochisme, SM, BDSM... :

Depuis quelques mois j'ai une relation où le sexe est très marqué par le SM.

Ca influe sur  mon rapport à la domination et à la violence. Ca change les définitions et les conceptions que j'avais de ces deux idées aussi. Ca affecte mon équilibre général et une partie de ma vision du monde. Disons que des choses auparavant floues deviennent désormais plus précises.

Je ne vois pas ma récente venue au SM comme l'adhésion à un programme politique ou à une énième religion. Je me dis plutôt que l'individu a plusieurs facettes qu'il peut parfois choisir de montrer ou pas, d'en développer certaines et d'en abandonner d'autres. Ces facettes peuvent aussi être aiguisées ou émoussées par les circonstances indépendemment du choix conscient de la personne. Certaines peuvent lui être à demi conscientes ou complètement inconnues.

Je ne crois pas au changements radicaux chez les gens. C'est tout au plus un lent glissement qui s'opère. Une évolution.

Les effets de cette évolution commencent à se faire sentir dans mes goûts en matière de films, dans mon style d'écriture, peut-être aussi dans ma vision politique du monde.

Et dans mes fantasmes !

Je pose nu comme modèle pour des écoles d'art. J'imagine que c'est le lot de tous les modèles de divaguer pendant les longues séances de silence et d'immobilité forcés. Toujours est-il que moi j'ai pas mal des fantaisies érotiques qui me passent par la tête quand ma nudité est exposée pendant des heures à ces regards fixés sur moi.

A présent mes fantasmes sont plus teintés de domination. J'ai commencé à écrire un texte sur le sujet de ce que je vis comme modèle. Je l'ai appelé provisoirement "L'atelier" (peut-être que je le mettrai en ligne si je le trouve bien quand il sera fini).

Tout en adorant le vertige des sens, la complicité érotique et pousser plus loin mes limites, j'ai une grande méfiance à l'égard du pouvoir, une aversion pour les choses établies d'avance et un conflit personnel avec les codes standards de comportement masculin/féminin. Mon anarchisme n'est jamais très loin.

Je veux tout pouvoir voir, goûter, connaître. S'il y a 2 côtés (soumission et domination), alors je veux explorer les deux. Ces "switchs" sur lesquels j'ai jusqu'à maintenant peu lu. Cette duplicité (c'est plus exactement une double chance) plaît aussi à celle dont j'adore la peau. Et c'est un réel plaisir de voir l'autre se transformer en passant d'un rôle à l'autre.

Quand à la tentation de dépasser l'autre en sadisme ou en soumission et à lui faire subir ce qu'il nous a fait subir... un régal !

 


"Fétichisme !"

Il y a 4 ans j'avais fait une lecture à des amis de certains de mes poèmes. L'un d'entre eux s'appelait "Les bruits de la rue". Un inconnu avait crié un mot pendant ma lecture. "Fétichisme". Ce cri et ce mot m'avaient déstabilisé et laissé songeur.

Maintenant je reconnais ce mot et je l'assume, même si j'ai le sentiment désagréable qu'il est largement récupéré par un milieu très marqué par les travers de la société marchande : une uniformisation des pratiques notamment par la mode de certains vêtements et accessoires. Même si parmi les photos ou vidéos que je peux voir sur ce thème j'en trouve assez souvent des belles, bien fichues ou très excitantes, j'ai presque toujours le sentiment de déjà avoir vu ça quelque part. La dimension artistique en prend fatalement un coup. La quête simplement humaine de besoin de nouveauté aussi (en fait j'ai du mal à dissocier vision artistique et besoin humain essentiel - quand je les sépare je me dis que les 2 sont frustrées par la tournure que prennent les choses).

Enfermant pour l'imagination et pour l'individualité. Et puis certains accessoires hors de prix peuvent faire naître des envies à des gens qui n'ont pas du tout les moyens financiers de ceux qui s'exposent avec.

Le fétichisme a pu être au départ affirmation d'une différence par rapport aux normes sexuelles traditionnelles. Mais de son ancien statut de perversion sexuelle il a vite tendu à être une manière d'être tous identiques (du moins dans ce "milieu" qui se revendique fétichiste, cette "scène" dont les gens branchés parlent). A celà ajouté le prix très élevé de certains accessoires, je me dis que ce phénomène de mode a perdu beaucoup de sa prétention subversive.

Est-ce que du moment que le terme "milieu" est utilisé par les médias il ne faut pas entendre plus qu'une autre manière de dire le mot "marché" ?

D'un certain côté le "milieu" fétichiste reproduit les mêmes écarts et travers qui existent dans la société "normale".

Le défi, j'imagine, serait de développer des lieux alternatifs où peuvent s'exprimer des sexualités autres (au lieu de "sexualités" je serais tenté de dire "sensibilité" - "sexualité" ayant été récupéré par la pensée marchande qui divise en catagories de consommateurs - "sensibilité" est plus large, ne peut pas être réduit à des fonctions mécaniques, fait appel à des particularités individuelles et à l'imaginaire)...

Est-ce que ça serait possible de sortir de la sphère marchande ?

C'est en tout cas souhaitable.

Utopistes-érotomanes, à vos carnets de croquis et d'idées !

Par Sacha N. - Publié dans : Questionnements
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 14:43

Le dernier film de Pasolini (il sera assassiné quelques temps plus tard). Et quelle violence !

Le réalisateur avait eu la mauvaise idée de se mettre à dos les conservateurs, les fascistes, les communistes (puissants à l'époque), et pas mal de gens influents en Italie.

Dans ce film il s'inspire d'un livre de Sade (Les Cent vingt journées de Sodome) transposé dans l'Italie de la fin du fascisme.

4 hommes puissants font enlever 9 jeunes hommes et 9 jeunes femmes et s'enferment avec eux dans un château. Ils sont accompagnés par 4 prostituées et leurs femmes respectives, chacun ayant préalablement épousé la fille d'un autre. Ces 4 tortionnaires vont soumettre leurs prisonniers à tous leurs fantasmes, même les plus macabres.

J'ai lu aussi (sur Wikipedia) que Pasolini utilise la structure de la Divine Comédie de Dante.Toujours sur Wikipedia on trouve aussi cette piste d'analyse :

"Après avoir réalisé une série de films exaltant la sexualité dans l’allégresse (Trilogie de la vie), Pasolini considère la libération sexuelle comme une tromperie. Il s’élève contre la société de consommation et le capitalisme qui asservissent la sexualité, qui devrait être libératrice, et expose les vies privées. Il dénonce donc dans son film, une nouvelle fois, les horreurs de la société bourgeoise : la sexualité, auparavant vue comme une grâce pour l’humanité, devient une simple marchandise à consommer, sans égard pour la dignité humaine. Les dernières scènes, particulièrement difficiles à soutenir, sont vues à travers des jumelles, afin d’installer une distance."

Salo ne fera probablement pas partie des films qu'on regarde avachi dans la banquette en s'empiffrant de pop-corns !

Pour ce qui est de l'extrait ci-dessous j'ai eu le plus grand mal à trouver des images valables (censure encore...). Pas de bande-annonce (un cache d'interdiction pour les mineurs m'empêche de joindre un lien accessible à tout le monde), mais un choix de passages réalisé par quelqu'un, quoiqu'épuré et vidé de tout contenu jugé érotique...

 

 

Par Sacha N. - Publié dans : Films
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 14:27

J'avais vu ce film à sa sortie. A l'époque j'étais en pleine remise en question affective (comment concilier désir, liberté et équilibre personnel). Ca m'avait mis une grosse giffle !

On y retrouve en arrière-plan un peu de cette magie sans tabou des années 60 (aux USA) - 70 (en Europe de l'Ouest).

Ca m'a rappellé les Diggers de San Francisco (dont l'épopée est racontée dans le livre Rigolevio, d'Emmet Grogan) ou The Rocky Horror Picture Show (film) pour le délire festif et le goût du travestissement...

 

(désolé, la bande-annonce n'est qu'en anglais - rien trouvé d'autre sur le net)

 

 

Par Sacha N. - Publié dans : Films - Communauté : COUPLES ET JEUX DE SEXE
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 20:29

Un film suédois regroupant 12 courts-métrages pornos réalisés par des femmes. L'idée étant de montrer une pornographie féminine et féministe et créative (je serais tenté de dire "artistique" !).

J'ai lu que le film avait fait polémique en Suède, parce qu'il aurait été financé grâce à de l'argent public.

Quelle honte, la pornographie payée avec les impôts des honnêtes citoyens !

Apparemment de l'argent destiné à aider le cinéma expérimental et d'innovation.

De quoi on se plaint ? C'est mieux que de financer la guerre !

En tout cas, je vous encourage à le voir.

Certains de ces courts-métrages sont excitants et beaux !

 

Voici la bande-annonce en français.

 

 

Le site consacré au film : http://www.dirtydiaries.se/
Par Sacha N. - Publié dans : Films
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 15:03

Adoration... (1988)

Par Sacha N. - Publié dans : Photos - Communauté : Soumis & Soumises
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 02:49

 

Par Sacha N. - Publié dans : Chanson allemande
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